Mercredi 16 juillet 2008 - Face à moi La Tribune et les Echos qui titrent chacun sur la tempête actuelle des marchés financiers…
Et je me souviens de ce jour de mars 2004 où David Richier est venu me trouver pour me présenter le projet qu’il avait imaginé. Des mois qui ont suivis où nous avons rencontré Alessandro Di Meco et monté le studio dans un appartement qui allait très vite devenir trop petit devant l’arrivée massive de nouveaux membres de la tribu. Nous sommes près de 15 fin 2005.
La première année, consacrée à nos outils de production qui font aujourd’hui partie de nos forces et à la création de notre premier jeu. A ce stade, les finances étaient maigres et notre premier contrat signé avec le “In Fusio” de l’époque (alors encore en pleine forme) et les fonds décrochés à la Région, nous ont permis de monter la marche suivante. Signature de la licence Lucky Luke après une négociation âpre mais victorieuse. Deux années d’utilisation pour une notoriété immédiate. Et toujours des contraintes financières ;o)
Première signature avec Vivendi dès 2005 et depuis, près d’une dizaine de jeux produits. Une relation idéale avec le premier éditeur de ce marché, basée sur la confiance et la qualité. Une vraie synergie.
Un premier tour de table en juillet 2006 qui donne à l’entreprise un peu de visibilité pour atteindre ses objectifs mais rapidement la crise qui vient cueillir l’ensemble du marché. Dès mars 2007, je repars au front pour chercher le carburant qui permettra de mettre l’entreprise définitivement à l’abri en attendant son rapprochement incontournable avec un des grands du secteur. Les 20 Troglodytes restés dans la grotte eux, produisent nos jeux, éléments majeurs de notre développement.
Et puis une année 2007 entièrement consacrée à la mise à plat de nos process et de la qualité globale de nos productions. Tout cela fini par payer début 2008 avec la signature de deux nouveaux clients, les deux éditeurs suivants sur la liste des plus grands éditeurs du domaine, Konami et Electronic Arts. Avec tous les deux, une vraie volonté de travailler autour de la qualité des jeux et de licences importantes.
Nous entrons de ce fait dès le début de l’année dans le groupe des studios de référence sur ce marché. L’argent de notre développement n’est toujours pas là mais nous oui et plus motivés que jamais !
En mars, après un an de discussions avec de nombreux fonds, nous décidons d’introduire l’entreprise sur le second marché afin de lui donner plus de visibilité et d’indépendance. En avril, nous finalisons une augmentation de capital pré IPO de 300.000 € qui nous permet de reconstituer nos fonds propres. Avec les 800.000 € que nous apportera l’augmentation de capital, nous aurons enfin une voie plus dégagée.
Dans deux jours, la cotation officielle… Et devant moi toujours la Tribune et les Echos. Je les ouvre et même si je sais que l’été sera chaud, parmi les articles qui parlent des entreprises qui s’enfoncent et celles qui s’écroulent, je lis entre les lignes un article sur la croissance du marché des télécoms, sur celle des activités Internet, sur Electronic Arts qui poursuit son développement et je tombe sur l’information d’inscription des Mighty Troglodytes sur le marché libre… Je ferme le journal avec le sourire.
Nous sommes les Mighty Troglodytes et depuis plus de 4 ans nous avançons sur un marché difficile où nous avons démarré de zéro. Nous sommes aujourd’hui 35, souples et réactifs, motivés et concentrés sur la qualité de nos productions. Nous avons su imposer la société parmi les entreprises références de ce secteur. Nous travaillons pour les trois leader du secteur et nos jeux font références. Et puis les marchés sur lesquels nous évoluons ne subissent pas la crise, alors ce n’est pas parce que certains perdent confiance que nous allons perdre notre confiance en nous !
Avec ce projet nous avons pu rencontrer de nombreux partenaires potentiels et de nombreux fonds, notamment celui dont je vous parlais dans mon post précédent. Et nous continuons d’avancer puisque les négociations sont entamées et l’avenir nous promet déjà de belles perspectives. Mais cela fera l’objet d’un post ultérieur ;o) NDA oblige !
Sachez le, vous n’avez pas fini d’entendre parler de notre tribu.
A vendredi…
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